10 choses à savoir sur Margaret Atwood

Équipe éditoriale C2
Things you might not know (but should) about Margaret Atwood

Illustration: Daphné Côté-Hallé – Les Microcosmes

Mais d’abord, quelque chose que tout le monde sait déjà: l’écrivaine de renommée internationale Margaret Atwood a toujours été en avance sur son temps. Depuis le début de sa carrière en 1961, ses œuvres visionnaires – récompensées par de nombreux prix prestigieux – provoquent des ondes de choc dans toutes les sphères culturelles.

C’est en 1985 qu’elle a publié son célèbre chef-d’œuvre dystopique La servante écarlate (The Handmaid’s Tale), qui continue de toucher un public contemporain grâce à la série télévisée éponyme, lauréate de plusieurs prix Emmy. Quelques semaines après sa parution, la suite du roman, The Testaments (dont la version française, Les testaments, sortira cette semaine au Québec), séduit déjà critiques et lecteurs. Et ce n’est là que la pointe du monument littéraire qu’elle a érigé au fil du temps.

Nous serons honorés d’accueillir Margaret Atwood à C2 Montréal 2020 (27-29 mai). D’ici là, voici quelques faits méconnus sur cette légende littéraire plus pertinente que jamais.

 

C’est une twitteuse invétérée

L’une des premières à avoir adopté la plateforme de médias sociaux Twitter (elle compte aujourd’hui 1,9 million d’abonnés), l’écrivaine a vu la limite originale de 140 caractères comme une occasion de se prêter à un exercice de concision. Elle et Jack Dorsey, cofondateur et PDG de Twitter, se sont liés d’amitié (elle est même déjà allée le chercher à l’aéroport avec une affiche portant l’inscription @JACK!). Les deux consorts sont récemment montés sur scène pour discuter Twitter, critique en ligne et influence politique.

 

Enfant, elle est tombée dans la marmite orwellienne

Croyant qu’il s’agissait d’un livre pour enfants sur les animaux de la ferme, Margaret a lu la sombre satire politique de George Orwell La ferme des animaux à l’âge de neuf ans et en a été pour le moins marquée. «Ce fut une expérience profondément troublante, a-t-elle écrit dans The Guardian en 2013, mais je serai éternellement reconnaissante à Orwell de m’avoir fait prendre conscience précocement des signaux d’alerte qui sont sur mon radar depuis.»

 

Elle milite sur plusieurs fronts

Aux côtés de feu son compagnon Graeme Gibson, auteur, militant littéraire et défenseur de l’environnement, Margaret a cofondé le Writers’ Trust of Canada en 1976 pour aider les auteurs canadiens à faire connaître leurs œuvres à travers le monde. Elle est également cofondatrice de PEN Canada et travaille avec PEN International à la défense des écrivains persécutés, emprisonnés ou exilés. Militante écologiste et activiste climatique, Margaret prêche par l’exemple en appliquant de rigoureuses politiques vertes au sein de son cabinet littéraire, O.W. Toad (une anagramme du nom «Atwood»). En 2015, elle a aussi lancé la bière MaddAddamites NooBroo (en collaboration avec la brasserie Beau’s), dont tous les profits de vente ont été versés au Pelee Island Bird Observatory, une OBNL dédiée à la conservation des oiseaux. Parlant de nos potes à plumes…

 

Les oiseaux sont ses amis

Depuis 2006, Margaret est coprésidente d’honneur du BirdLife’s Rare Bird Club, «une communauté internationale exclusive d’individus déterminés à faire une différence» avec des projets visant à inverser le déclin mondial des espèces d’oiseaux.

 

C’est une rockeuse à ses heures

Margaret a écrit les paroles de Frankenstein Monster Song, une chanson steam-punk du groupe indie américain One Ring Zero que vous pouvez entendre ici.

 

C’est aussi une polymathe accomplie

Margaret a entamé sa carrière comme poète en autopubliant son livre primé Double Persephone en 1961, avant d’écrire les romans qui marqueraient le début de son ascension vers le firmament littéraire. Elle a aussi écrit des douzaines de nouvelles et a fait sensation avec son livre de critiques intitulé Survival: A Thematic Guide to Canadian Literature (1972). Ajoutez à cela une pincée d’inspiration gastronomique avec son livre de recettes CanLit Foodbook, agrémenté de ses propres illustrations. En outre, depuis les années 90, Margaret a signé de nombreux longs métrages et miniséries inspirés de ses œuvres. En 2017 seulement, trois œuvres télévisuelles tirées de ses livres ont pris l’affiche: The Handmaid’s Tale, l’émission pour enfants Wandering Wenda et le drame criminel Captive (Alias Grace). Elle a également écrit l’opéra de chambre Pauline, qui a vu le jour en 2014.

 

Elle a un sens de l’humour un peu tordu

Margaret a déjà dit à un intervieweur qui en était à sa première visite au Canada que notre hymne national était la chanson Canada’s Really Big du groupe The Arrogant Worms. Elle a aussi fait une apparition à l’émission satirique de la CBC The Rick Mercer Report à la télévision, où elle a partagé ses conseils pour les gardiens de but de hockey, façon Atwood.

 

Les BD, ça la connaît

Artiste depuis son enfance, Margaret a peint elle-même plusieurs de ses pochettes de livres. Sous le pseudonyme Bart Gerrard, elle a créé la bande dessinée Kanadian Kulture Komics pour le magazine This dans les années 70. Elle s’est récemment replongée dans cet univers avec War Bears and The Complete Angel Catbird – l’histoire d’un superhéros mi-chat, mi-oiseau qui a été publiée en 2018 par Dark Horse Comics.

 

C’est une innovatrice technologique

Après avoir signé plus d’une trentaine de livres, la plupart publiés dans le monde entier et traduits dans plus de 40 langues, Margaret a fait face à un problème: ses fans, répartis dans plus de lieux qu’elle ne pouvait jamais réalistement en visiter, voulaient faire autographier leurs exemplaires. Elle a donc inventé le LongPen en 2006. Bien avant que les tablettes et les forfaits de données ne soient légion, l’appareil lui a permis de signer ses livres virtuellement via un écran tactile connecté à l’Internet.

 

Elle ne fait pas que prédire l’avenir – elle en fait partie

Non seulement plusieurs de ses romans, dont La servante écarlate et Le dernier homme (Oryx and Crake), offrent une vision d’un avenir dystopique, mais Margaret est littéralement une auteure du futur. Elle a en effet été la première écrivaine à contribuer au projet Future Library Project, qui vise à publier des livres inédits imprimés sur du papier issu d’une forêt norvégienne… en 2114. Parions que son étoile sur l’Allée des célébrités canadiennes brillera tout aussi longtemps.

 

Prêts pour le prochain chapitre?

Ne manquez pas votre chance de rencontrer Margaret Atwood lors de la classe de maître qu’elle donnera à C2 Montréal, du 27 au 29 mai 2020.

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