Acceptez votre vérité pour devenir le meilleur leader possible

Équipe éditoriale C2
Présenté par RBC

De plus en plus, les conversations au sujet des affaires et de la société deviennent des conversations sur l’identité. C’est logique. Nous ne pouvons pas parler de ce que nous souhaitons réaliser sans d’abord comprendre parfaitement qui nous sommes. En outre, savoir qui nous sommes est la seule manière d’être entièrement nous-mêmes au travail et d’y réaliser notre plein potentiel.

 Pour surmonter les imposants défis commerciaux et sociaux auxquels nous faisons actuellement face, il est essentiel de pouvoir compter sur un leadership tout aussi imposant, un leadership qui ne repose pas sur l’idée que ce qui a fonctionné hier fonctionnera encore demain. La diversité et l’inclusion ne sont donc pas que des lubies passagères ou des mots à la mode. Ce sont des notions qui doivent signifier quelque chose. Et au fil du temps, elles devront signifier encore davantage.

Lors de sa séance intitulée « Le pouvoir du leadership inclusif et axé sur les objectifs » à C2 Montréal, Katie Dudtschak, Vice-présidente directrice, Services bancaires régionaux chez RBC, a discuté avec Mihira Lakshman, directeur de The Walrus Lab. Elle a notamment expliqué que le fait de chambouler sa vie entière, d’accepter sa propre vérité et d’accueillir à bras ouverts les multiples aspects de son identité au cours de son expérience d’affirmation de genre lui a permis de devenir la leader qu’elle est aujourd’hui. 

Katie Dudtschak sait que pour prospérer, les organisations doivent permettre aux gens d’être eux-mêmes de la manière la plus authentique possible au travail. Voici quelques-unes des réflexions qu’elle a exprimées dans le cadre de C2MTL 2021.

 

À quoi ressemble une véritable prise de risque?

« Mon expérience m’a permis de constater qu’il y avait une partie de moi que je refoulais, une partie de mon potentiel créatif et productif que je ne laissais pas s’exprimer de peur qu’on me rejette. Pour être prise au sérieux, j’ai dû révéler ma vulnérabilité et mes craintes les plus profondes, dans l’espoir qu’on me donne une chance de prouver que j’étais toujours aussi compétente, et peut-être même plus compétente que jamais. »

« Le mot “transgenre” décrit un processus, et non une identité. Mon identité, c’est Katie. Mon identité est intersectionnelle, et c’est ce qui fait de moi la personne unique, la femme unique que je suis. »

 

Regardez sous l’étiquette pour voir ce que vous manquez

« Je me décris comme une femme ayant vécu une expérience d’affirmation de genre, parce que fondamentalement, je suis une femme, mon genre est féminin, et je me sens complètement en paix avec moi-même. Il se trouve que j’ai vécu une expérience d’affirmation de genre, et que j’ai connu l’autre genre au cours de ma vie. Mais je déteste les étiquettes. Les étiquettes m’agacent. Pour moi, accoler l’étiquette “gai” ou “transgenre” à quelqu’un, c’est passer à côté de l’essence véritable de la personne, de la personne dans son entièreté. »

 

Un moment inattendu peut tout changer

« J’étais dans une université avec ma fille, que j’emmenais à l’école, quand j’ai vu une affiche sur laquelle figurait une personne à qui le genre masculin avait été assigné à la naissance (ou “biologiquement garçon”) portant une blouse de soie et des perles. Et je n’avais qu’une pensée en tête : “Est-il possible que le monde devienne si ouvert que je pourrais enfin être moi-même?” »

 

Le succès n’est durable que s’il est ancré dans la vérité

« Je tenais mordicus à avoir une famille parfaite, une maison de campagne parfaite et une carrière parfaite. J’avais la ferme intention de ne jamais laisser personne faire obstacle à ma carrière. Et en fait, c’est plutôt courant au sein de la communauté transgenre d’utiliser ce genre de choses pour réprimer notre identité de genre et nos sentiments par rapport au genre, et d’avoir la volonté inébranlable de déployer tous les efforts nécessaires pour faire nos preuves. »

 

De la véritable inclusion au plein potentiel : un chemin direct

« Oui, la haine existe dans le monde, mais ce qui y existe aussi, ce sont de nombreuses personnes (beaucoup d’entre nous, la plupart d’entre nous) qui ne se sentent pas réellement en sécurité psychologiquement, qui ne ressentent pas une véritable inclusion à leur égard. Ces personnes n’ont donc peut-être pas eu accès à l’éducation ni bénéficié de privilèges. Et par conséquent, des êtres humains pleins de talent n’ont pas la possibilité d’exploiter leur plein potentiel créatif et émotionnel sur leur lieu de travail ou au sein de la société. »

 

Obtenez plus d’informations sur C2MTL 2021

Jetez un œil aux Idées à emporter, une sélection des grandes questions d’actualité et des solutions d’avenir qui ont émergé de C2 Montréal, qui se tenait du 19 au 21 octobre.

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