Achat local: perspectives d’avenir

Présenté par le gouvernement du Québec
Alors que l’on entame un autre mois sous le signe de la pandémie, le monde québécois des affaires a plus que jamais les yeux tournés vers l’avenir pour assurer la croissance de l’économie. Le secteur du commerce n’y fait pas exception, le contexte actuel ayant particulièrement amplifié auprès des Québécois le message sur l’importance de favoriser l’achat local.

Comme on a pu le constater lors de C2 En ligne — Montréal 2020, ce ne sont pas les idées créatives qui manquent. Et plus récemment, le C2 Mixer intitulé «Achat local : innover pour s’adapter» et présenté par le gouvernement du Québec, a permis de faire le point sur l’avenir de l’achat local. En effet, dans une discussion animée par Catherine Tadros, cheffe de poste du Bureau du Québec à Toronto, on a pu voir Dominique Brown (PDG de Chocolats Favoris qui s’est notamment impliqué auprès de l’initiative #AccentLocal lancée par la Ville de Québec), Geneviève Biron (PDG de Biron Groupe Santé) ainsi qu’Alain Dumas (directeur général du Panier Bleu) partager leurs expériences et leurs prédictions quant à l’avenir du commerce, à travers le prisme de l’achat local.

Voici quelques points forts à retenir de cette conversation.

 

Savoir s’adapter… rapidement

Si la première vague de la pandémie a pris M. Brown et Mme Biron au dépourvu, ceux-ci ont su réagir rapidement en mobilisant leurs équipes pour trouver des solutions.

Pour Biron Groupe Santé, une entreprise offrant divers services médicaux pour des patients, des médecins et des organisations, une des priorités a été de transformer leur service de thérapie du sommeil. «On a dû réfléchir à comment on pouvait transformer ce modèle-là qui était très contact humain, en une expérience numérique et de voir comment on pouvait bâtir une boutique en ligne, ce qu’on a fait en 30 jours», a raconté Geneviève Biron.

Il fallait également réagir sur plusieurs fronts. «Il fallait aussi s’adapter non seulement aux exigences gouvernementales, mais à ce que les clients demandaient», affirmait Dominique Brown, qui a réussi à organiser et à implanter un service à l’auto improvisé pour accommoder sa clientèle tout en respectant les nouvelles normes sanitaires.

De plus, il était important de réévaluer souvent l’approche et les solutions choisies afin de s’assurer de leur efficacité. Pour Mme Biron, qui avait adopté l’approche OKR pour mieux gérer les objectifs de son entreprise, il était important de garder une certaine agilité : «Je vous dirais que durant la pandémie, ça nous a beaucoup, beaucoup aidé parce qu’on l’a poussée [l’approche OKR] encore plus loin, même normalement, on priorise au trimestre. Et là, on a priorisé au mois.»

 

L’importance du virage numérique

Il ne fait aucun doute que l’arrivée de la pandémie a accéléré le virage numérique des entreprises. En effet, alors que les contacts physiques sont désormais limités, adapter son entreprise vers le numérique est devenu un passage obligé pour beaucoup d’entrepreneurs.

Cependant, selon Alain Dumas, les entreprises québécoises ne sont pas toutes rendues au même point : «Ce qu’on a vu beaucoup, c’est qu’il n’y a pas le concept de one size fits all, c’est-à-dire qu’il y a des degrés de maturité auprès des entreprises. Il y a des entreprises qui demandent “Qu’est-ce que Facebook?” et il y a des entreprises qui sont en train de se faire des entrepôts robotisés et donc on ne peut pas parler de la même façon de la technologie.»

Selon M. Dumas, il est important de bien accompagner les entreprises dans l’optimisation de leurs technologies en mettant de l’avant les nombreux avantages du virage numérique : «Ça va être vraiment par étape, mais la chose qui est importante, c’est qu’à travers ces technologies-là, les commerçants se retrouvent à améliorer le relationnel avec leurs clients quand on parle de commerce électronique […]. On voit beaucoup une transaction comme une relation avec le client. Donc, c’est une façon de parler aux clients.»

 

Les défis de demain

En guise de conclusion, Catherine Tadros a demandé aux invités quelles étaient les leçons tirées des derniers mois qui auront un impact sur l’avenir de l’achat local.

Pour Dominique Brown, il est important de rester lucide face à l’avenir, d’accepter que certains changements récents deviennent permanents et que de nouveaux changements soient à prévoir : «On accélère actuellement notre transition en tant que québécois vers le numérique et les avantages de cette transition sont indéniables. […] En tant qu’entreprise, il ne faut pas s’imaginer qu’on peut revenir comme avant. Au contraire, faut s’adapter.»

Alain Dumas a réitéré lui aussi l’importance du virage numérique en faisant remarquer notamment que cette optimisation permettrait non seulement aux entrepreneurs québécois de favoriser l’achat local, mais également d’ouvrir des possibilités vers l’international plus rapidement que prévu. «Je dirais même que si on pouvait parler de quelque chose de positif relié à la pandémie, c’est probablement que ça va permettre au Québec, qui avait pris un retard énorme au niveau de la transformation numérique, de peut-être sauter quelques années parce que la pandémie a obligé les commerçants à aller de l’avant.»

Geneviève Biron a conclu la discussion en invitant les entrepreneurs québécois à faire preuve de résilience, mais aussi à adopter plusieurs perspectives pour réussir à voir le côté positif des choses : «[…] c’est plus facile tous les jours. Autant de pouvoir prendre les bonnes décisions, mais aussi d’être un bon leader dans nos organisations, d’être dans le fond quelqu’un qui incarne justement le côté positif des choses, avec un peu de perspective.»

 

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Visionnez l’entièreté de cette passionnante discussion présentée par le gouvernement du Québec.

 

 

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