Des règles pour tous les droïdes (même ceux du côté obscur)

Par l’équipe éditoriale C2

Même les Jedi les mieux entraînés tremblent à la vue du nouveau droïde BB-9E, dont le lancement récent continue à faire perdre la boule aux internets. D’un noir brillant avec une tête aplatie, ce robot contrôlé par une appli est la version obscure de l’adorable BB-8 de Star Wars, produit par Sphero en collaboration avec Disney.

Si le droïde BB-8 a autant de succès, c’est en grande partie parce qu’il est attachant et qu’il a un petit quelque chose d’humain. Mais pour donner de telles qualités à une boule de plastique motorisée, il faut comprendre quelles sont les règles de base pour développer des robots que tout un chacun aura envie de ramener – et de garder – chez soi.

 

 

Qu’est-ce qu’on aime chez les robots?

Ian Bernstein, le fondateur de Sphero, a grandi en fabriquant des robots. S’il espérait pouvoir un jour les rendre aussi réactifs, utiles et attachants que R2-D2 de Star Wars ou Rosie des Jetsons, son rêve s’est matérialisé lorsqu’il a collaboré avec Disney pour transformer son robot interactif Sphero 2.0 en droïde BB-8: contrôlé par téléphone intelligent, ce nouvel ami est muni d’une tête pivotante, d’une personnalité fantasque et des plus beaux effets sonores.

«Maintenant qu’on a expédié des millions de robots, on a compris comment les gens les utilisent: ils développent une relation avec leurs robots, ils passent du temps avec eux», a-t-il expliqué à C2 Montréal 2017.

 

Ian Bernstein à C2 Montréal 2017 par Allen McEachern

Même les Darth Vader de ce monde ont besoin d’un ami avec qui fomenter des plans pour conquérir l’univers. Et bien qu’on ne mesurera toute l’ampleur de la méchanceté de BB-9E qu’à la sortie de Star Wars: Les derniers Jedi, on sait déjà que pour créer des robots qui s’intègrent dans la vie de tous les jours, il faut développer une technologie avec laquelle on a envie d’entrer en relation. Et bien que, n’en déplaise à Isaac Asimov, il n’y ait toujours pas de lois comme telles concernant le développement des robots, comme pour toute relation, il y a des règles.

 

Quatre règles de base pour des robots qui plaisent

1. Les robots doivent être attachants. On travaille à donner de la personnalité aux robots, en dessinant des visages sur Amazon Echo ou en partageant des secrets avec le BlabDroid d’Alex Reben. Les robots de nos maisons, bureaux et salles de classe deviendront nos compagnons, nos confidents et feront même partie de notre famille.

2. Ils doivent nous paraître familiers. Lorsque Bernstein a ajouté une tête et des yeux à son robot Sphero 2.0, il est devenu BB-8 de Star Wars, le premier droïde contrôlé par appli et avec lequel on peut jouer à la maison.

3. Ils doivent être utiles. Personne ne veut d’un ami robot qui le suit toute la journée pour lui dire de manger mieux ou de se ramasser. Nous voulons des robots qui peuvent cuisiner, nettoyer et nous apprendre des choses.

4. Ils doivent être polyvalents. Fabriquer un robot requiert des matériaux coûteux. Il est plus pratique et rentable de concevoir un robot qui exécute plusieurs tâches et nous offre un luxe extraordinaire : du temps.

Cet article est adapté des Notes de C2 Montréal 2017.