Commerce et cannabis: les femmes de la situation

Équipe C2
Meet Canada’s women in weed

«Même si c’est emballant de constater la présence des femmes et le fait qu’elles constituent une force remarquable et non négligeable, on ne peut absolument pas ici parler d’égalité. L’industrie est encore malheureusement dominée par les hommes.» Lauren Yoshiko Terry en a long à dire sur la place des femmes dans l’industrie du cannabis. La rédactrice, qui vit en Oregon, fait partie de la nouvelle vague de superwomen qui travaillent fort pour que cette industrie émergente ne reproduise pas les «80 dernières années d’horribles politiques racistes et sexistes qui ont marqué le monde des affaires traditionnel».

Seules quelques marques sont exploitées par des femmes dans ce domaine – mais leur rareté n’a d’égale que leur détermination à tout casser. Leur force motrice, pense Lauren, vient du sentiment d’être enfin libres de faire les choses comme elles l’entendent.

«Parce que tout est tellement nouveau dans cette industrie, les femmes partent sur le même pied que les hommes, ce qu’elles n’ont jamais eu l’occasion de faire dans aucune autre industrie», affirme-t-elle. «Il y a de l’espoir. Nous avons encore une chance de nous démarquer.»

«Nous voyons qu’il y a de la place pour nous dans le bateau, et nous avons bien l’intention de la prendre, cette place!»

 

Les têtes d’affiche de l’industrie

Une vague de publications indépendantes a émergé avec la légalisation du cannabis récréatif, et l’incomparable Anja Charbonneau est à la tête de l’une d’elles. La directrice artistique a fondé le magazine Broccoli — réalisé à 100 % par des femmes pour les amoureuses de cannabis — et a depuis été vue dans Vogue, Broadly et Stack. Anja lancera sous peu Broccoli Talk, un forum de discussion à la Reddit pour permettre aux gens de la communauté de connecter entre eux et d’échanger leurs idées et leurs inspirations.

Au nord du 49e parallèle, parmi les #womenwhopodcast, on peut écouter Gill Pollard, qui est aussi rédactrice en chef de The Her(b) Life, un magazine et un blogue récemment lancés, qui traitent de la culture du cannabis et s’adressent aux femmes de cette communauté.

D’autres femmes font des vagues sur  le marché canadien de la marijuana. WikiLeaf en présente un échantillon dans son palmarès des 10 femmes en tête de l’industrie. On y trouve notamment Arlene Dickinson, la vedette de Dragon’s Den; Alison Gordon, PDG du producteur autorisé 48 North; et la controversée «princesse du pot» Jodie Emery.

Dans la sphère légale, Trina Fraser est une femme canadienne à surveiller, tout comme la PDG de Quadron Cannatech Corporation et directrice générale de Cannabis Trade Alliance of Canada, Rosy Mondin — qui milite depuis longtemps pour des réglementations inclusives en matière de cannabis. La fondatrice de start-ups en série Renee Gagnon est la PDG de Hollyweed North, qui assure la représentation et la gestion de risques des marques dans le domaine du cannabis légal et conforme. Elle est aussi la première transgenre PDG d’une entreprise de marijuana cotée en bourse.

Enfin, si vous êtes à Montréal et que voulez en apprendre davantage sur le cannabis, rendez-vous à Santé Cannabis, gérée par sa présidente et cofondatrice Erin Prosk, ou à la Clinique la Croix Verte, dirigée par Shantal Arroyo.

 

Les Notes deC2 Montréal: Solutions inspirantes pour leaders créatifs

Cet article est tiré de Collisions transformatives: Les Notes de C2 Montréal 2018, un condensé d’idées fortes destiné à tous ceux qui souhaitent mieux comprendre les grandes forces qui gouvernent leur industrie et le monde. Poursuivez votre lecture ici.

 

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