Huit leçons de l’octogone selon Georges St-Pierre

Adapté par Martine Rhéaume, responsable de la rédaction
Georges St-Pierre + Miguel McKelvey

L’athlète d’arts martiaux mixtes Georges St-Pierre s’est assis sous le Grand chapiteau 360 en face d’un adversaire redoutable, entouré d’une foule en délire. Seule différence avec son emploi régulier: il n’était pas en sous-vêtement.

En discutant avec le stratège créatif et écrivain Justin Kingsley le double champion du monde UFC poids mi-moyens a partagé sa vision de la vie, non seulement en tant que combattant d’arts martiaux mixtes, mais également en tant qu’humain. Cette discussion animée s’est ensuite poursuivie dans l’Aquarium de C2 Montréal. Et bonne nouvelle, vous pouvez prêter l’oreille à cette conversation entre amis dans un épisode spécial du nouveau podcast C2 (en anglais).

GSP sera dans des dispositions bien moins amicales lors de son retour à l’octogone après une absence de plus de trois ans, dans un combat déjà controversé du 4 novembre au soir, qui verra Michael Bisping tenter de défendre son titre de champion mi-moyen à l’UFC 217. À la veille de ce combat historique, nous avons cru bon de revenir sur les sages conseils de GSP à C2.

 

Vivre (et gagner) selon Georges St-Pierre

1. Devenir GSP 2.0… et profiter de la vie

Après une séquence victorieuse de 12 combats, GSP a arrêté de se battre pendant 3 ans, mais il n’a jamais vraiment quitté le ring. Il s’est entraîné, physiquement et mentalement. Il s’est relevé d’une blessure. Il a voyagé partout dans le monde, acquérant de nouvelles tactiques et cultivant d’autres passions, comme la paléontologie, mais aussi l’art de faire la fête.

2. Se faire des amis et influencer les gens

«Se battre prend plus que de la force physique ou du courage, c’est beaucoup plus profond que ça. L’art de la guerre est une question l’esprit.»

3. Créer une zone d’inconfort

«Si vous décidez de l’endroit où aura lieu le combat, vous possédez le grand avantage de sortir votre adversaire de sa zone de confort. Les chances de gagner sont en votre faveur.»

4. Surmonter l’anxiété de performance

«La plus grande qualité d’un champion, dans le sport ou en affaires, c’est qu’il excelle quand ça compte.»

5. Être son propre actionnaire majoritaire

«Quand j’ai commencé à avoir du succès, au lieu de dépenser mon argent dans des produits de luxe qui ont un impact relativement faible sur la qualité de vie, j’ai pris cet argent et j’ai investi en moi.»

6. (Re)créer et évoluer

«Je dois constamment me réinventer, et la plupart des gars qui essaient de m’imiter n’ont pas compris l’essentiel. Ils pensent qu’ils ont compris, mais non. Le sport évolue et il faut évoluer aussi.»

7. Hausser la barre

«Les combats qu’il me reste à livrer doivent être excitants, m’amener à un autre niveau, me faire réécrire l’histoire.»

8. Savoir quand se retirer

«Il y a un adversaire que personne ne peut battre, c’est le temps. Je sais que je ne gagnerai pas ce combat. Je veux revenir, me battre pendant que je suis au sommet de ma forme et quand ce sera le temps d’arrêter, j’arrêterai.»

Plus de conseils de champion
Lisez Le sens du combat, les mémoires inspirantes de GSP, coécrites avec Justin Kingsley.

Cet article est adapté des Notes de C2 Montréal 2017.