Idées à emporter: quand le talent local brille à l’international

Présenté par le gouvernement du Québec

Le talent québécois est notre meilleur ambassadeur, il brille aux quatre coins du monde et est une source de fierté. Les entreprises québécoises ne font pas que maîtriser les nouvelles technologies ; elles savent les mettre à profit, les utiliser de façon créative pour susciter surprises, émerveillement et émotions par l’intermédiaire d’expériences interactives et numériques uniques et acclamées partout sur la planète. Qu’est-ce qui caractérise cette créativité ? Quels sont les facteurs ayant mené au succès et à la reconnaissance internationale de ce bassin de talent local incomparable ?

Voilà les sujets qui ont été abordés lors du panel de clôture de l’édition 2021 de C2 Montréal, qui mettait en vedette Marie-Pier Veilleux, directrice des affaires publiques et des relations internationales à Moment Factory, Sarah Ouellet, conceptrice multimédia et cofondatrice de Montréal in Motion, et Véronique Hébert, vice-présidente des ressources humaines à Rodeo FX, le tout modéré par Marie Saint Pierre, présidente, fondatrice et directrice de création à la Maison Marie Saint Pierre.

Voici cinq idées à retenir de cette édifiante conversation.

 

L’importance de cultiver les talents au sein des entreprises

La qualité de la main-d’œuvre est un facteur essentiel au succès des entreprises québécoises à l’étranger. Pour cultiver la créativité et développer les expertises, les entreprises ont un rôle primordial à jouer. Pour Moment Factory, par exemple, il est important d’offrir un milieu de travail propice à l’innovation. En effet, le milieu des arts numériques et multimédias étant encore très jeune, il n’existe pas beaucoup de formations. « On a créé l’École MF (pour Moment Factory). Donc, il y a de l’apprentissage fait par les participants à l’interne, des cours donnés par des spécialistes externes, mais aussi des formations créées de toutes pièces par les employés, pour les employés. Ça permet également aux gens de sentir qu’il y a une possibilité de développement en continu et de croissance dans l’entreprise », expliquait Marie-Pier Veilleux.

Rodeo FX, de son côté, a mis sur pied une initiative semblable, le Ranch, en plus d’établir des partenariats avec différentes écoles. « Les écoles nous demandent souvent de libérer des gens pour aller enseigner. Ce sont nos gens qui travaillent avec les technologies actuelles, les façons de faire actuelles. Donc, c’est important de les libérer et de leur permettre d’enseigner aux jeunes », affirmait Véronique Hébert.

 

Le rôle du gouvernement pour favoriser le succès des entreprises à l’étranger

Le gouvernement occupe un rôle fondamental lorsqu’il s’agit d’aider les entreprises québécoises à performer et à briller à l’étranger. Mais en ce qui concerne l’industrie de la créativité numérique, quels sont les aspects concrets où le gouvernement peut intervenir afin de bien soutenir ce domaine ? Selon Véronique Hébert, il est crucial de continuer d’encourager l’éducation et la formation : « Je crois qu’il faut continuer à investir, à financer au niveau collégial, au niveau universitaire. Côté effets visuels, on a seulement des cohortes de 500 jeunes qui terminent par année, ce n’est pas énorme. On aimerait ça tripler et même quadrupler ce volume-là. »

 

La réalité des artistes du numérique

L’écosystème créatif du domaine des arts numériques compte beaucoup d’artistes pigistes qui doivent eux aussi avoir accès à des formations ou des programmes de développement. « Quand on veut mesurer le succès et la satisfaction professionnelle des pigistes, ça passe souvent par deux vecteurs principaux : est-ce que les gens ont accès à la communauté ? Est-ce qu’ils ont accès à un réseau de contacts fort qui peut les nourrir ? », affirmait Sarah Ouellet. Les pigistes ont besoin eux aussi d’un cadre leur permettant de développer leur approche individuelle et leur expertise. « Je pense que c’est essentiel d’accompagner les artistes en ce qui a trait au financement et à l’accès aux bourses pour des projets créatifs qui n’ont pas nécessairement des ambitions d’envergure internationale, mais qui sont importants pour leur développement personnel », concluait-elle.

 

L’innovation naît de la rencontre de plusieurs expertises

La collaboration entre diverses industries est capitale pour favoriser la créativité et l’innovation. « On a beaucoup parlé de collaboration dans notre propre industrie. Mais je pense que la collaboration entre industries est aussi plus large. Ça amène des nouveautés », avançait Marie-Pier Veilleux, en prenant pour exemple un concert de Nine Inch Nails sur lequel Moment Factory a travaillé, qui utilisait une technologie issue du domaine de la défense.

 

Préserver les environnements créatifs

Un dernier aspect à ne pas négliger est celui des espaces occupés par les artistes, notamment les milieux de vie. Si Montréal est reconnue pour son bassin unique d’artistes et de créatifs, c’est entre autres parce qu’il est possible pour eux d’avoir accès à un mode de vie qui favorise la créativité. « […] je pense que socialement, les occasions, c’est d’être capable de préserver les quartiers avec une haute densité d’artistes, comme le Mile End, le Mile-Ex, Chabanel, pour que les gens aient accès à cette effervescence-là, qu’ils puissent se bâtir un réseau qui fasse partie de la communauté. »

 

Pour en savoir davantage

Découvrez la capsule vidéo C2 Highlight qui résume les moments forts de la conférence Du talent local, un succès international.

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