L’art de l’entrevue selon Malcolm Gladwell

Présenté par RBC
Qu’il s’agisse d’un contexte d’entrevues d’embauche ou de la rédaction d’un ouvrage de psycho pop, l’auteur à succès Malcolm Gladwell affirme que l’objectif reste le même: «Votre responsabilité est d’arriver à avoir un aperçu de la vraie personnalité de votre interlocuteur. trice».

«J’y pense de plus en plus souvent en vieillissant [et] j’ai réalisé qu’une bonne partie de mon travail de journaliste était obscurci par le fait que je ne considérais pas l’aspect identitaire», racontait-il lors de la classe de maître qu’il animait à C2 En ligne – Montréal 2020.

Si l’on arbore des biais inconscients, un mauvais jugement ou une certaine ignorance, «il est très facile de projeter notre propre réalité ou nos propres désirs», poursuivait-il.

Selon lui, nous devons positionner la personne: qui est-elle? Quelles sont ses valeurs? Comment se voient-elles par rapport aux autres? Une fois ces questions élucidées, on peut ensuite explorer d’autres angles et creuser plus loin.

«Nos impressions sur les autres ne comptent pas si elles ne reflètent pas clairement la position de notre empathie.»

 

 

 

Faire une liste d’identités

Lors de sa classe de maître «Cours intensif en curiosité», la Gladwell a présenté le concept qui le guide lorsqu’il souhaite en apprendre plus sur un sujet et «comprendre comment chacun structure son identité».

«Quelles sont les identités les plus importantes pour vous? Placez-les en ordre décroissant d’importance, peu importe vos choix», a-t-il conseillé. «Comment voulez-vous être compris par les autres?»

Quelques questions à se poser: remarquez-vous que les traits les plus évidents de votre identité ne sont pas nécessairement les plus importants? L’ordre a-t-il changé au cours de votre vie?

Ce concept peut aider tant dans un contexte d’introspection que dans le choix de questions à poser à vos interlocuteurs, puisque «vous avez l’obligation de comprendre la personne telle qu’elle doit être comprise.»

 

Un dernier truc (d’écriture)

«Certains auteurs, en début de processus, ont tendance à garder jalousement leurs idées pour eux. Je crois que c’est une mauvaise idée», affirme Gladwell. «Au début d’un projet, je fais le contraire. Je parle de mon projet à tout le monde, presque systématiquement, au point où je peux devenir insupportable.»

Selon lui, plus on parle de nos idées, plus on a de chances de voir des développements positifs. «Les gens aiment aider et partager leurs propres expériences.» De plus, «plus on vieillit, plus notre univers rétrécit. Il faut être proactif et tenter d’élargir nos horizons.»

 

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