L’essor des femmes en IA avec Ritika Gunnar de IBM

Présenté par IBM
Photo Ritikia Gunnar IBM

La diversité, facteur d’innovation, stimule le processus créatif, permet de résoudre des problèmes d’affaires et de concevoir de meilleurs produits. Or le domaine de l’intelligence artificielle (IA) ne compte que 10 à 15% de femmes parmi ses rangs.

L’initiative Women Leaders in AI de IBM souhaite changer cette réalité grâce à du mentorat, la mise sur pied de communautés et la promotion du travail incroyable des leaders techniques qui transforment le domaine de l’apprentissage automatique. Nous avons eu la chance de nous entretenir avec Ritika Gunnar, vice-présidente, Données, Services d’expertise en IA et Apprentissage à IBM, sur les méthodes pour diversifier les équipes de son domaine.

Q: Parlez-nous des résultats de l’étude des femmes en IA de IBM.

R: Nous avons sondé 2300 entreprises pour cerner les défis auxquels sont confrontés les femmes en IA. Seulement 27% des répondants ont révélé que la parité des sexes est un défi à surmonter pour leur organisation. Pourtant, c’est la nouvelle génération qui fait face aux plus grands défis… Les jeunes femmes se sont probablement fait conseiller de mettre à profit leurs talents naturels dans d’autres domaines que les mathématiques ou les sciences. Je réfléchis souvent à la question suivante: pourquoi opter pour l’IA et les sciences? Il est primordial de s’y mettre tôt. Notre système scolaire est élaboré sur trois piliers, soit la lecture, l’écriture et l’arithmétique, alors que je conçois et je parle souvent d’un quatrième pilier: Python! Il faut explorer les technologies dès son plus jeune âge pour être à l’aise et envisager une carrière dans le domaine. Avoir pour modèle des exemples de femmes leaders en IA est également d’une grande importance pour les jeunes femmes.

 

L’étude d’IBM en un clin d’œil

● Les femmes occupent 18% des postes de leadership au sein des 2300 entreprises sondées.
● Les hommes occupent 82% des rôles les plus influents au sein des mêmes entreprises.
● La promotion des femmes ne constitue pas une priorité d’affaires pour 79% des entreprises sondées.

 

Q: Avez-vous des idées pour amener plus de femmes à s’intéresser à ce domaine?

R: J’ai deux enfants, dont une petite fille, et c’est en l’observant interagir avec la technologie que j’élabore mes idées. Il existe énormément de ressources pour commencer à explorer le monde de l’intelligence artificielle, sur les méthodes de codage et d’utilisation du langage Python, mais encore faut-il trouver un groupe de soutien pour y arriver. Lorsque ma fille en était à ses débuts, elle est revenue d’un cours et elle m’a dit: «Maman, je ne veux plus coder.» Quand je lui ai demandé pourquoi, elle m’a répondu qu’elle était la seule fille dans une classe de garçons. Elle souffrait donc de l’absence d’une communauté, de soutien ou de repères. Je l’ai donc inscrite à un cours un peu plus diversifié où elle allait pouvoir progresser avec ses pairs. Et maintenant, je peux l’envoyer suivre n’importe quel cours; elle a confiance en elle et peut y arriver toute seule.

Peu importe votre situation, âge ou expérience, il est important de trouver une communauté au sein de laquelle vous pouvez vous préparer, progresser, apprendre continuellement et repousser vos limites, où vous serez à l’aise de faire des erreurs qui vous permettront de vous dépasser. Outre tous les facteurs, c’est sans contredit cet écosystème de soutien qui importe le plus. C’est au sein d’une communauté où vous vous sentez à l’aise de poser des questions, d’apprendre et de comprendre que lorsque vous échouez, c’est pour mieux recommencer. Créer une culture d’apprentissage mutuel et collaboratif est à la base de l’essor de ses membres.

 

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IBM rend honneur aux femmes qui mettent l’IA à l’œuvre dans le domaine des affaires: consulter la liste.

 

Q: Quelles autres idées ou réflexions à propos de la diversité dans le domaine de l’apprentissage automatique pouvez-vous partager avec nous?

R: Lorsque vous faites appel à des antécédents et des perspectives diverses, vous élargissez vos horizons et créez des occasions d’aborder des approches alternatives à vos problèmes et de surmonter des défis différemment. De plus, vous verrez émerger de nouvelles idées qui accéléreront sans contredit le progrès, non seulement de la technologie, mais des enjeux auxquels vient répondre la technologie. Il en est de même pour tous les domaines: sans diversité, le bassin des solutions et des angles d’approche se limite à vos connaissances et expériences personnelles. Ce qui n’est pas désirable dans notre domaine.

Q: Selon vous, quelles compétences les recruteurs doivent-ils cibler dans ce domaine?

R: La clé est de faire de la diversité une exigence, pas juste en matière de genre, mais aussi en matière de milieux, d’expérience et d’éducation. Lorsque nous sélectionnons les candidats dans le domaine de la science des données, ceux qui se démarquent du lot sont tous dotés d’une grande curiosité et d’un fort désir d’apprentissage continu. Le bagage de connaissances n’est pas directement lié au fait d’être un homme ou une femme, mais plutôt lié à la durée de pertinence moyenne des compétences acquises. Dans le domaine de l’IA, cette durée est d’environ de trois à cinq ans, ce qui signifie un bassin de candidats beaucoup plus restreint. Nous nous intéressons à des personnes qui ne proviennent pas nécessairement d’un domaine technologique [mais] dont l’expérience et l’expertise sont variées et qui ont été en mesure de résoudre des problèmes complexes. La caractéristique qui permet à ces individus de rayonner est une soif intarissable d’apprendre. Ces traits, combinés à une intelligence émotionnelle développée et à une compréhension approfondie de la technologie ainsi que des gens et des éléments des processus, sont des indicateurs de potentiel. Ces deux facettes sont cruciales pour modeler l’IA en fonction de résultats, de produits, de solutions et mettre en œuvre ces avancées dans l’ensemble d’une entreprise.

Cette entrevue a été éditée et condensée.

 

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Ritika parlera de la façon dont la programmation neurolinguistique transforme les industries à IBM Think Digital Event Experience les 5-6 mai prochains. #Think2020

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