Voici Simon Bajouk, chef concierge à C2

Par Jamie O’Meara, rédacteur-réviseur principal
Chief concierge Simon Bajouk
Crédit: Elisabeth Charbonneau

Un jour, au même moment où un jeune homme sympathique avec un penchant certain pour les belles chaussures a commencé à fréquenter le QG de C2, une petite distributrice d’eau est apparue dans la cuisine. Une cruche vitrée remplie d’eau agrémentée de quartiers de citron et limette, tranches de concombre ou feuilles de menthe fraîche. De l’eau endimanchée. Un détail, certes, mais attentionné et grandement apprécié.

Ce n’est qu’un exemple de ce qui est désormais connu ici comme «l’effet Bajouk».

Voici Simon Bajouk, un garçon humble, toujours serviable, extrêmement poli, et tout premier chef concierge de C2 Montréal. À ce titre, son rôle est de s’assurer que les participants de C2 sont traités aux petits oignons tout au long de leur parcours. Pour ce faire, il inculque un caractère cinq étoiles à toutes les sphères de C2. Si quelqu’un en connaît un bout sur l’atmosphère cinq étoiles, c’est bien lui; Simon a passé les onze dernières années à exercer son art dans des hôtels haut de gamme.


Crédit: Elisabeth Charbonneau

Un chef concierge vraiment extraordinaire

Membre des Clefs d’Or, une prestigieuse association internationale de concierges qui se distinguent par leur engagement envers un service personnalisé, Simon a passé cinq ans et demi à l’hôtel St. James (où Madonna s’installe quand elle débarque en ville) et un autre six ans en tant que chef concierge du prestigieux Ritz-Carlton de Montréal, avant de faire le saut à C2. Une suite logique selon lui.

«Un concierge crée une expérience mémorable pour chaque invité,» explique Simon. «C’était mon rôle au Ritz, il s’agit maintenant d’amener la conciergerie d’hôtel à C2. Pas seulement pour créer des moments inoubliables, mais pour aller au-delà des attentes, pour anticiper les besoins et être à l’écoute des participants. Le service devient une partie intégrante de l’expérience à C2, pas juste une autre commodité.»

Magicien né

Simon a su qu’il voulait devenir concierge dès qu’il a appris qu’un tel emploi existait. Mais pourquoi, lui avons-nous demandé.

Il affiche un large sourire et se penche vers l’avant. «C’est comme être magicien,» dit-il. «C’est toi qui rend les choses possibles. Si tout le monde échoue, on appelle le concierge. Et surprise! il réussit.»

Un gros rush d’adrénaline. C’est ce que Simon veut amener, dans un environnement tout à fait différent, celui de la conférence de 3 jours de C2 Montréal 2018.

«Franchement, c’est un défi incroyable,» dit-il. «Un hôtel reste un hôtel: il y a des murs et un comptoir où nous trouver. À C2, c’est autre chose! Tout bouge continuellement. Ça représente un défi pour moi, un défi pas mal cool.»

À en croire son sourire, Simon n’est pas du genre à craindre les petits obstacles du quotidien.

«Nooooon!», qu’il s’esclaffe. «C’est ma drogue, j’adore ça! Épater les gens et leur permettre de vivre des moments incroyables, c’est ce qui fait de mon travail une vraie passion. Si je n’arrive pas à créer ces moments forts, autant mourir! J’ai besoin de ma dose chaque jour.»


Crédit: Elisabeth Charbonneau

Comme le chantait Axl Rose, “All you need is just a little…”

Les concierges, à l’évidence, sont une espèce à part. En plus d’un engagement total envers le service, un œil imparable pour les détails et une capacité presque illimitée pour résoudre des problèmes, quelques traits sont essentiels chez un concierge, en commençant par…

«La patience,» affirme Simon. «On travaille avec le public et on se fait souvent demander la même chose, encore et encore. Il faut toujours faire comme si c’était la première fois que vous répondez à une question. Parfois, on vous demande 50 fois la même chose dans la journée, il faut toujours répondre comme si c’était la première, parce que c’est la première fois que la personne pose la question.»

«Il faut aussi rester humble et sans jugement. Ne jamais juger. On reçoit parfois des demandes qui peuvent nous sembler complètement farfelues, mais elles sont importantes pour les gens qui les formulent. Une personne est venue vers vous parce qu’elle vous fait confiance. On ne juge pas, on s’exécute.»

«Non» ne fait pas partie de son vocabulaire
Parlant de s’exécuter, on pourrait facilement imaginer que durant ses années de conciergerie dans certains des plus importants établissements hôteliers de Montréal, Simon a reçu son lot de demandes pour le moins inusitées. On n’aurait pas tort.

«On nous demande des voitures, ou alors de grands bols de M&M rouges, ou un avion privé pour aller magasiner à New York et revenir le jour même,» raconte Simon. «Une fois, une invitée voulait vivre une expérience hors de l’ordinaire, quelque chose de typique, et c’était dimanche. Je lui ai dit: “Il y a les Tams-Tams. C’est tout simple: rendez-vous sur la montagne et vous vous sentirez comme une Montréalaise. Quelle pointure faites-vous? Je vais vous dénicher de superbes flip-flops.” On a préparé un panier avec une couverture du Ritz-Carlton, un service de thé et des scones et nous avons appelé une limousine…»

(Si vous avez du mal à vous représenter la scène aux Tams-Tams – les tambours en cercle et les gens qui dansent dans le parc du Mont-Royal, vous n’êtes pas seul.)

«C’était une version haut de gamme des Tams-Tams, c’est sûr, mais pour elle, c’était vraiment unique. Elle a senti qu’elle vivait une expérience authentique. Elle n’avait aucune idée que nous, Montréalais, n’allons pas de cette façon aux Tams-Tams, mais on l’a fait, autrement.»

«C’est le genre d’histoires à dormir debout qui arrivent chaque jour. Il faut être créatif, ne jamais juger et livrer. C’est comme ça qu’on gagne la confiance des gens.»

Manifestement, l’échec n’est pas une option.

«Non,» déclare-t-il. «Il y a toujours une deuxième ou une troisième option, mais l’échec, ce n’est pas possible.»

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