Chelsea Manning

Speaker, Chelsea Manning
Militante pour les droits LGBTQ+
  • Lauréate de l'Electronic Frontier Foundation Pioneer Award pour son travail de dénonciation et défense de la transparence gouvernementale et des droits des personnes transgenres (2017).
  • Nommée «Newsmaker of the Year» par le magazine Out (2017)
  • Lauréate du prix Whistleblowerpreis, décerné par la branche allemande de l'Association internationale des juristes contre les armes nucléaires et de la Fédération des scientifiques allemands (2011).

Pendant ses neuf mois en isolement, Chelsea n’avait pas le droit de s'asseoir ou de faire de l'exercice. Pour contrer son sentiment d’impuissance face à ces «règles insensées», elle s'est mise à danser. Les Marines qui gardaient sa cellule ont dit qu'il n'y avait rien dans le règlement qui l’interdisait, alors c'est ce qu'elle a fait pour passer à travers cette épreuve.

La défenseure des droits LGBTQ+

À 30 ans, Chelsea Elizabeth Manning est l’une des voix les plus percutantes en matière de droits LGBTQ+ et de diversité. Cette ancienne analyste du service de renseignement de l'armée américaine a été envoyée en Irak en 2009. En réaction à ce qu’elle considérait comme des violations massives et généralisées des droits humains, elle a transmis plus de 700 000 documents hautement confidentiels à Wikileaks. Au moment de son arrestation en 2010, Chelsea faisait face à 22 chefs d’accusation en vertu de la Loi sur l'espionnage et risquait jusqu'à 136 ans de prison. Le tribunal militaire l'a reconnue coupable de six violations et de 14 autres infractions en 2013. Le lendemain du verdict la condamnant à 35 ans de prison, Chelsea s'est déclarée transgenre, devenant ainsi l'une des icônes LGBTQ+ les plus célèbres au monde et amorçant son combat juridique au nom des droits de cette communauté. Après que le ministère de la Défense ait d'abord refusé sa demande de traitement de la dysphorie de genre, l'Union américaine pour les libertés civiles a intenté une action en son nom en 2014 et, en 2016, Chelsea a mené une grève de la faim. Dix jours plus tard, elle devenait la première personne à avoir droit à des traitements d'hormonothérapie et à une chirurgie de changement de sexe dans une prison militaire. Chelsea a finalement passé sept ans en prison – dont neuf mois en isolement – avant que sa peine ne soit commuée par Barack Obama à la toute fin de sa présidence.

Libérée en 2017, Chelsea continue de se battre pour les droits des personnes LGBTQ+ et des détenus.

« Mon plan est de continuer à me battre. La chose la plus importante à retenir, c'est que chacun d'entre nous a le pouvoir de changer les choses... et que ça ne se passera pas au bureau de vote. »
Chelsea au New Yorker
  • Lauréate de l'Electronic Frontier Foundation Pioneer Award pour son travail de dénonciation et défense de la transparence gouvernementale et des droits des personnes transgenres (2017).
  • Nommée «Newsmaker of the Year» par le magazine Out (2017)
  • Lauréate du prix Whistleblowerpreis, décerné par la branche allemande de l'Association internationale des juristes contre les armes nucléaires et de la Fédération des scientifiques allemands (2011).

Pendant ses neuf mois en isolement, Chelsea n’avait pas le droit de s'asseoir ou de faire de l'exercice. Pour contrer son sentiment d’impuissance face à ces «règles insensées», elle s'est mise à danser. Les Marines qui gardaient sa cellule ont dit qu'il n'y avait rien dans le règlement qui l’interdisait, alors c'est ce qu'elle a fait pour passer à travers cette épreuve.