Michael Sabia

Michael Sabia, Speaker at C2 Montréal 2019
PDG, Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ)
Michael Sabia est président et PDG de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) depuis 2009. Avec Michael aux commandes, l'actif net de la Caisse est passé de 120 G$ à 310 G$ en moins d'une décennie. À titre de PDG de l'un des plus importants gestionnaires de fonds de caisses de retraite au monde, Michael contribue à accélérer la transition de notre économie mondiale, que ce soit en s’attaquant aux changements climatiques ou en cernant les perspectives d’avenir les plus intéressantes. Et il croit fermement que le fait de participer à cette transition et de générer de bons rendements va de pair. Sous sa direction et éclairée par des objectifs ambitieux, la CDPQ a élaboré une stratégie d'investissement afin de contribuer à la lutte aux changements climatiques. Au cours de la dernière année seulement, cet investisseur mondial a ajouté 10 G$ d'actifs verts à son portefeuille et a réduit son intensité carbone de 10%. Cette initiative fait de la CDPQ le premier investisseur institutionnel en Amérique du Nord à se fixer un objectif en matière de carbone portant sur l'ensemble de ses classes d'actifs. «En 1960, la durée de détention moyenne des actions à la Bourse de New York était de huit ans; maintenant, elle est de huit mois. D'un trimestre à l'autre, vous n’êtes donc essentiellement un touriste; vous ne faites que visiter des entreprises. Vous n'adoptez pas une perspective à long terme sur la façon dont cette entreprise va croître et se développer, alors vous ne vous souciez pas vraiment de savoir si elle investit suffisamment dans son avenir; si elle fait suffisamment de recherche et développement. Mais d'un point de vue social, ces choses comptent énormément.» «La croissance est dans notre intérêt à long terme, et en ce moment, nous nous trouvons face à un monde où la croissance sera insuffisante. L'une des raisons qui l'expliquent, c'est que trop de capitaux sont beaucoup trop axés sur des perspectives à court terme. Ce même principe sous-tend ce que nous faisons au chapitre du climat. Il y a beaucoup trop d'investisseurs qui considèrent le climat comme une contrainte. Nous y voyons plutôt une opportunité.»