Sylvia Earle

Speaker sylvia earle
Présidente et présidente du conseil, Mission Blue / The Sylvia Earle Alliance
  • Récipiendaire du prix norvégien Rachel Carson (2017)
  • Prix Champions of the Earth de l'ONU (2014)
  • Lauréate du TED Prize (2009)
  • Première personne à être nommée «Hero for the Planet» par le magazine TIME (1998)

En raison de son travail colossal et des 7 000 heures qu’elle a passées sous l’eau, Sylvia a été surnommée «Her Deepness» par The New Yorker.

La missionnaire des mers

Dans les 50 dernières années, les humains ont consommé 90% des grands poissons de mer, la moitié des récifs coralliens ont disparu et la superficie océanique privée d’oxygène a plus que quadruplé. C’est ce qui pousse l’océanographe Sylvia Earle à agir. Sa mission est d’inspirer les êtres humains à utiliser tous les moyens possibles pour sauvegarder un réseau mondial de zones de protection marine, les «Hope Spots». Véritable légende vivante, Sylvia a participé à plus d’une centaine d’expéditions en eaux profondes dans le monde depuis qu’elle a enfilé sa première bouteille de plongée en 1953. Lors de la mission Tektite II de la NASA, en 1970, elle a dirigé la première équipe entièrement féminine d’aquanautes, confinée dans un habitat sous-marin pendant une semaine. Elle a également établi un record, en 1979, pour avoir exploré les fonds marins de façon autonome à une profondeur de 1 250 pieds. Ses exploits ont jeté les bases pour l’inclusion des femmes dans les expéditions spatiales.

L’océanographe a été la première responsable scientifique féminine de la National Oceanic and Atmospheric Administration, a fondé Deep Ocean Exploration and Research (une agence qui conçoit, construit et déploie des rovers sous-marins) et a été exploratrice en résidence de la National Geographic Society de 1998 à 2000. Elle a fondé Mission Blue il y a une dizaine d’années, et son objectif est aujourd’hui d’assurer la sauvegarde de 20% des océans de la planète d’ici 2020. En collaboration avec des scientifiques à travers le monde, elle appelle à l’action, suscite l’engagement, fait pression sur le gouvernement et encourage chacun de nous à soutenir la recherche, à explorer les profondeurs marines et à œuvrer pour la sauvegarde et la restauration des eaux. «Notre destin et celui des océans ne font qu’un», dit-elle.

« Plus rien n’aura d’importance si nous échouons à protéger nos océans. Sans océan, il n’y a pas de système de survie. »
Sylvia Earle dans son discours TED Prize 2009
  • Récipiendaire du prix norvégien Rachel Carson (2017)
  • Prix Champions of the Earth de l'ONU (2014)
  • Lauréate du TED Prize (2009)
  • Première personne à être nommée «Hero for the Planet» par le magazine TIME (1998)

En raison de son travail colossal et des 7 000 heures qu’elle a passées sous l’eau, Sylvia a été surnommée «Her Deepness» par The New Yorker.