Leçons sur le zéro déchet avec le photographe primé Luca Locatelli

Présenté par Rio Tinto
Luca Locatelli est un photographe et réalisateur documentaire italien dont le projet « Future Studies », s’étalant sur huit ans, illustre la lutte contre les changements climatiques et les déchets au XXIe siècle.

« Le premier moment décisif de cette longue aventure a été lorsque j’étais en voyage à Singapour et que j’ai vu cette technologie verte appliquée à l’architecture, a-t-il expliqué. J’ai senti quelque chose. Du genre, ce n’est peut-être pas les forêts amazoniennes, mais si nous pouvons utiliser nos connaissances à propos des villes, des énergies et de plein d’autres choses, nous pourrons peut-être arriver à nous sauver. »

Photographier et filmer ces sujets complexes pour des médias majeurs comme le magazine National Geographic a donné à Luca le désir de trouver un lien entre le mot « solution » et l’élément visuel qu’il mettait en vedette.

« Ces paysages dystopiques que je tente de photographier sont en fait les meilleures solutions que nous avons pour affronter la crise du climat. »

Et ils ont été utiles pour lancer un débat à propos de l’état de la terre et de l’avenir.

 

Transformer des problèmes en solutions

Couvrant des solutions dans des domaines aussi diversifiés que le piégeage du carbone, les textiles et la filtration des algues, Luca a photographié et filmé de nombreux acteurs industriels qui s’intéressent au problème de la réutilisation des déchets.

« Si on met les déchets à un endroit où ils deviennent quelque chose d’autre, il pourrait être utile dans le cycle, explique-t-il. Considérer les déchets non comme des ordures, mais comme une ressource qui peut être utile à d’autres entreprises est l’une des approches. »

« Nous avons la capacité, si nous nous assoyons ensemble pour discuter de ce qu’on doit faire avec les déchets, de rendre ça super cool… C’est ce qui se passe présentement, et il y a tellement d’innovateurs, dans tellement de domaines, qui rendent ça possible. »

Un bioréacteur d’algues au Montana assainit l’eau et crée un bioplastique. « Ce gars au Montana était intrigant, parce que ce n’était pas un environnementaliste, a dit Luca, c’était un homme d’affaires qui avait inventé quelque chose qui règle le problème et est un bon moyen de faire de l’argent. »
À Prato, en Italie, un ancien district de vêtements en activité depuis la révolution industrielle refait de la laine à partir de déchets textiles.

 

« Le recyclage est en fait une habileté qui s’est perdue, particulièrement après la Deuxième Guerre mondiale et avec le règne de l’économie linéaire, a expliqué Luca. En Afrique, par exemple, on répare beaucoup. Les gens essaient de ne rien jeter, c’est une approche différente. Nous pouvons réapprendre cette habileté, parce que nous avons toujours été capables de faire ça. »

Nous, en tant qu’individus et en tant que société, avons ça en nous, a-t-il ajouté. Il s’agit de retrouver cette mentalité et de la faire renaître.

 

Une image vaut mille mots

Les photos, les documentaires et les films sont des outils puissants pour nous aider à imaginer ce qui est possible. « J’essaie vraiment de me connecter avec les acteurs qui font le changement, a expliqué Luca. Il y a tellement de penseurs positifs différents qui essaient de trouver des solutions. »

Pour accélérer le processus, il croit que nous avons besoin de plus d’information et d’inspiration. « Si nous ne savons pas ce qui se passe dans le monde et ne connaissons pas les exemples les plus prometteurs, nous ne pouvons pas mettre ces exemples dans notre répertoire, ce qui est utile pour tous ceux qui sont en affaires, a-t-il dit.

Nous espérons tous ensemble aborder la crise du climat dans une nouvelle approche pragmatique, du genre, mettons sur la table les solutions possibles et discutons. »

 

 

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