Mobilité durable :
aujourd’hui Montréal, demain le monde

Équipe éditoriale C2
Présenté par la Ville de Montréal

La réduction des émissions des gaz à effet de serre est, sans contredit, l’un des enjeux cruciaux de notre époque. Alors que les initiatives écologiques de transport de personnes sont de plus en plus nombreuses, les émissions polluantes liées au transport de marchandises ont connu une forte hausse au Québec ces dernières décennies — notamment en raison de l’arrivée du commerce électronique et, plus récemment, de l’augmentation des livraisons entraînée par la pandémie. Déterminée à atteindre les objectifs qu’elle s’est fixés dans le cadre de la lutte aux changements climatiques, la Ville de Montréal met tout en œuvre pour stimuler le développement de la mobilité durable sur l’ensemble de son territoire.

Qu’il s’agisse de transport en commun, d’utilisation de la voie publique, de livraison ou d’accessibilité, l’enjeu de la mobilité durable en est un de premier plan pour la métropole, qui entend devenir une référence internationale sur la question. « Montréal a l’ambition de devenir un pôle clé en termes de mobilité durable, et d’être reconnue mondialement pour ses pratiques », affirme Josée Chiasson, directrice de la mise en valeur des pôles économiques du Service de développement économique de la Ville de Montréal.

 

Des quartiers moins pollués

Parmi les avenues explorées par la Ville pour des déplacements sécuritaires, efficaces et plus verts, on retrouve une multitude d’initiatives comme le projet Colibri, lancé en 2019. Ce projet permet la livraison de colis en vélos-cargo en partance de l’Îlot Voyageur, situé sur le site de l’ancienne gare d’autocars de Montréal sur le boulevard De Maisonneuve Est, entre les rues Berri et Saint-Hubert, afin de réduire le nombre de camions lourds et les émissions de carbone dans les rues du centre-ville. Initialement prévue pour assurer le dernier kilomètre de livraison de plus de 5000 colis par semaine dans cette zone très dense, la Ville espère désormais étendre la livraison décarbonée à grande échelle dans un plus grand nombre de quartiers (Rosemont-La Petite-Patrie, Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension, Outremont, Ahuntsic-Cartierville, Côte-de-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce, le Sud-Ouest et Verdun), en versant notamment une contribution de plus de 300 000 $ à la Coopérative de solidarité Carbone pour la création d’un deuxième et peut-être même un troisième mini-hub de logistique urbaine.

 

Des services économiques et verts pour les petites entreprises

Le projet Envoi Montréal, lancé pour sa part en novembre 2020 pour aider les entreprises locales à survivre à la pandémie, propose des tarifs de livraison préférentiels aux commerçants de toute l’île afin de leur permettre d’expédier des colis de manière à la fois économique et soucieuse de l’environnement. En juillet dernier, plus de 350 commerces avaient eu recours au service pour envoyer au-delà de 50 000 colis, nombre d’entre eux sans émission de dioxyde de carbone.

La mise en place de tels projets passe par la mobilisation d’une multitude d’acteurs de l’écosystème économique : entreprises, arrondissements, partenaires paramunicipaux, Société de transport de Montréal… Tous sont mis à contribution par la Ville de Montréal pour développer la mobilité durable et rendre l’expérience plus positive pour l’ensemble des utilisateurs.

 

Une agence aux initiatives innovantes

Ce virage vers une mobilité plus verte et agile passe également par la création de l’Agence de mobilité durable, un partenaire paramunicipal responsable entre autres de gérer la bordure entre la rue et le trottoir. « L’agence, explique son directeur général Laurent Chevrot, collabore avec toutes les personnes et instances concernées par la gestion de cette zone très utilisée, notamment pour les livraisons, les voies réservées, les bornes de chargement, les services de covoiturage, les pistes cyclables, les stations de Bixi… »  L’Agence de mobilité durable a ainsi été mandatée par la Ville pour gérer le stationnement, mais aussi pour favoriser un meilleur partage de l’espace public. Ainsi, en se basant sur des données recueillies auprès de l’écosystème tout entier, l’Agence propose des solutions pour optimiser l’espace de manière intelligente, durable, accessible, sécuritaire et polyvalente par l’ensemble des usagers du territoire montréalais, quel que soit leur moyen de transport. « La bordure est une zone à laquelle les métropoles du monde entier s’intéressent de plus en plus, souligne M. Chevrot, alors que les besoins en mobilité changent et qu’il faut s’y adapter. On a eu l’occasion de discuter virtuellement avec des gens de l’Europe, des États-Unis, d’Asie et d’Océanie pour voir un peu ce qui se faisait ailleurs, et on a constaté que Montréal est en avance sur la question. »

« La réduction des GES, au niveau municipal, ça passe entre autres par le transport et le changement des habitudes. Montréal a donc un rôle de premier plan parce que notre bassin de population représente 50 % de la mobilité du Québec. On a aussi tous les ingrédients pour se positionner à l’international et se hisser au rang de chef de file en matière de mobilité durable; le savoir, les universités, les centres de recherche… », renchérit Mme Chiasson. Que les utilisateurs soient en voiture, à vélo, à pied ou en autobus, la Ville souhaite faire de la cohabitation une expérience aussi harmonieuse que possible. La mobilité doit donc être plus sécuritaire, agréable et favorable à la santé tant des individus que de l’environnement. « On se doit d’être un terrain fertile et de miser sur l’innovation et la collaboration avec l’entièreté de notre écosystème. »

 

Pour en apprendre davantage sur les initiatives de la Ville de Montréal en mobilité durable, cliquez ici.

 

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